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Objets et sculpture conçus pour s'autodétruire
Encadrement conçu pour détruire l'image qu'il présente












Tête de cariatide pouvant s'autodétruire
Photo montage présenté à la Galerie A en 2020, aquis par la Collection du Sud ouest de Montréal en 2021
L’idée derrière cette série de sculptures était de reproduire des objets dans des matériaux incompatibles avec leur fonction. Le processus consistait à sélectionner un objet usuel, assez banal, puis à le mouler afin d’en tirer une copie. Toutefois, cette copie devait être réalisée dans un matériau instable, incapable de résister à la fonction même de l’objet. À cet égard, j’ai expérimenté différentes pistes avant de m’attarder au papier et à la cire, deux matériaux qui ne peuvent résister ni au feu ni à la chaleur. J’ai ainsi fabriqué une lampe en cire fondant sous la chaleur de sa propre lumière, puis une autre en papier qui s’enflamme lorsqu’on l’allume. J’ai poursuivi avec un pistolet à décaper qui brûle sous l’effet de l’élément chauffant qu’il contient. Constatant que le résultat était invariablement la disparition de l’œuvre, je me suis davantage attardé à cette question. J’ai alors délaissé l’idée d’une fonctionnalité devenue fatale pour me concentrer directement sur celle de l’autodestruction. J’ai ainsi créé un cadre intégrant une résistance qui brûle le contenu qu’il est censé présenter, ainsi qu’une reproduction de tête de cariatide qui se consume d’elle-même. Dans tous les cas, qu’il s’agisse de la destruction de l’objet par l’incompatibilité matérielle avec sa fonction ou d’un procédé délibérément orchestré, il était toujours question de faire émerger une forme de poésie dans la disparition de l’œuvre.
Lampe fondant sous la chaleur de sa propre lumière






