Objets oniriques pour une cheminée qui n'existe plus

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Surplombant le toit de l’école telle une effigie de l’établissement, l’œuvre se définit d’abord et avant tout comme un objet sculptural empreint de fantaisie et d’imaginaire. Un peu comme s’il s’agissait d’un hymne à la rêverie, elle est constituée de trois éléments que l’on peut apercevoir dans la position du rêveur, soit lorsque l’on porte notre regard vers le ciel.

L’idée est de représenter ce que le spectateur peut observer de toute façon en regardant vers l’œuvre, mais de manière onirique et énigmatique. Les feuilles qui composent la cime des arbres, les nuages qui parsèment le paysage à l’arrière ainsi que la cheminée qui constitue la base de la sculpture font donc partie d’une mise en scène où le banal devient surréaliste.

Premièrement, les sculptures représentant des feuilles et des nuages adoptent des couleurs ludiques et ne sont constituées que d’angles droits, comme si elles sortaient d’un jeu ou d’un modèle informatique. Ensuite, une structure imitant parfaitement les dimensions, le volume et la texture visuelle de l’ancienne cheminée leur sert de point d’ancrage. Toutefois, comme cette forme n’esquisse que la trame du mortier, les briques sont vides et elle se présente comme un objet quasiment invisible. La cheminée, qui devrait être un élément architectural opaque et massif, devient plutôt un objet transparent et léger, tandis que les sculptures s’arrimant autour d’elle semblent flotter au-dessus de l’école.